Luxembourg reste la 2e place financière mondiale

L’industrie luxembourgeoise des fonds d’investissement a maintenu ses actifs sous gestion légèrement au-dessus des 4 000 milliards d’euros en 2018. La baisse de 2,28% sur un an est due à un «contexte difficile et instable» et «un environnement de marchés volatil», a commenté Denise Voss, président de l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi), ce mercredi, lors d’une conférence de presse.

Le Brexit a contribué à cette instabilité, même si les premiers effets se révèlent positifs pour la Place luxembourgeoise. 41% des nouveaux fonds d’investissement créés au Grand-Duché l’an passé l’ont été par des acteurs britanniques et entre 17 et 18% d’actifs supplémentaires sont provenus du Royaume-Uni. Vingt-trois entreprises originaires de Grande-Bretagne, actives dans la gestion d’actifs, ont aussi manifesté leur relocalisation ou le développement de leurs activités au Luxembourg. «Il faut que cela s’inscrive dans la durée et nous devons voir comment continuer à travailler avec ces gestionnaires et leur proposer des solutions», a souligné Denise Voss. La position de la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) au Luxembourg, qui a indiqué que la coopération entre les deux marchés serait maintenue, a d’ailleurs été bien accueillie.

Finance durable

Dans ce contexte instable, pas de quoi paniquer pour autant, a rassuré la présidente, les fondamentaux restent solides. La Place luxembourgeoise reste la première en Europe et la seconde mondiale, derrière les États-Unis. Parmi les motifs de satisfaction, 45,4% des 231,8 milliards d’euros «d’argent frais» investis dans les fonds en Europe, l’ont été dans des produits distribués depuis le Luxembourg. La position dans les fonds alternatifs se renforce (11,6% du marché européen, 4e position), avec une domination sur le segment de la distribution transfrontalière.

La finance durable sera «la priorité pour 2019», a souligné Anouk Agnes, directeur adjoint de l’Alfi. «En tant que pionniers, on voit déjà les bénéfices sur la place. Nous sommes déjà numéro 1 en Europe (NDLR: avec 31% des fonds et 39% des actifs sous gestion sur 476 milliards d’euros). La Commission européenne est active sur le sujet et notre position nous permet d’influencer le débat. La transparence a une influence sur la confiance des investisseurs et les textes en discussions se concentrent sur ce sujet. Il faut se battre contre le green-washing, qui consiste à affirmer que des fonds sont "verts" alors que cela n’est pas le cas», explique-t-elle.

Désaccord sur la taxe d’abonnement

L’Alfi s’affiche globalement en ligne avec les priorités du nouveau gouvernement en matière de finance: développement de la finance durable, excellence dans la réglementation et la conformité, plus de présence dans les instances européennes, stratégie de promotion de la Place, éducation financière et investissement dans la recherche... Mais un désaccord reste sur la taxe d’abonnement, payée par les investisseurs, que l’Alfi voudrait voir baisser, ce qui n’est pas prévu. L’Alfi y voit un problème de compétitivité. «Sur certains produits à bas coûts, on atteint une imposition quelque peu insupportable. Pour certains acteurs du marché, la taxe devient un boulet qui risque de faire couler. On constate des délocalisations ou des relocalisations de ce type de produits, ce sont des signes qu’il faut interpréter», a prévenu Freddy Brausch, vice-président, qui préconise une analyse en profondeur de la taxe, en fonction des produits et des catégories d’investisseurs. 

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